Les maritimes...
Île-du-Prince-Édouard
Septième province à adhérer à la fédération canadienne, l'Île-du-Prince-Édouard (ÎPÉ), qui joint la Confédération en 1873, a une devise qui lui sied bien : parva sub ingenti (petit sous la protection du plus grand). Située dans le golfe du Saint-Laurent, elle est séparée de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick par le détroit de Northumberland. Sa superficie dépasse à peine les 5 600 kilomètres carrés, soit 0,1 pour cent de la superficie du Canada.
Sa population de près de 140 000 habitants - dont plus de 32 000 vivent dans la capitale Charlottetown - représente environ 0,5 pour cent de la population canadienne. Cependant, c'est l'ÎPÉ qui présente la plus haute densité de population parmi les provinces et territoires avec près de 25 habitants par kilomètre carré. Ainsi la notion de communauté n'est nulle part mieux définie au Canada que sur cette île, qui est devenue l'une des destinations touristiques favorites au pays.
Au-delà de ses plages presque sans fin au fameux sable rouge connu dans le monde entier, la principale attraction de l'ÎPÉ est depuis plusieurs décennies un personnage de roman. Anne of Green Gables (Anne... la maison aux pignons verts), créée en 1908 dans son premier roman par l'écrivain le plus connu de l'ÎPÉ, Lucy Maud Montgomery, est devenue sans conteste l'une des principales ressources de la province. Chaque été, des touristes du monde entier viennent retracer les chemins parcourus sous la plume de Lucy Montgomery par cette héroïne au cours de ses nombreuses aventures.
Le pont de la Confédération, qui relie sur près de 13 kilomètres l'ÎPÉ au Nouveau-Brunswick, a été inauguré en 1997. C'est le plus long pont du monde à enjamber des eaux qui se couvrent de glace. Il a permis d'augmenter le flux de visiteurs venant de la partie continentale du Canada qui, auparavant, devaient emprunter le traversier ou l'avion.
En plus du tourisme, l'agriculture (en particulier les pommes de terre) constitue également l'une des principales composantes de l'économie provinciale.
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Nouveau-Brunswick
Le Nouveau-Brunswick, la plus grande des trois provinces Maritimes, est aussi la seule province officiellement bilingue du Canada; près de 35 pour cent de ses habitants y parlent le français.
L'histoire du Nouveau-Brunswick, une des provinces originales de la Confédération dès 1867, remonte au 17e siècle, avec l'arrivée de l'explorateur français Samuel de Champlain sur ses rivages et l'installation de cultivateurs français dans une région qu'ils nommèrent Acadie. Près de deux siècles plus tard, durant la Révolution américaine, le Nouveau-Brunswick devint le refuge de loyalistes britanniques; ils affluèrent à Saint-Jean en si grand nombre qu'ils en firent en 1785 la plus grande ville du Canada.
Saint-Jean est toujours la plus grande ville du Nouveau-Brunswick avec près de 75 000 habitants, soit environ un dixième de la population de la province. Ses autres principales villes sont Moncton, qui compte une importante population francophone, et Fredericton, sa capitale provinciale.
La province compte aussi quatre universités publiques. L'une d'entre elles, la University of New-Brunswick, avec son campus principal à Fredericton et un autre à Saint-Jean, est la plus ancienne université anglophone du Canada. Pour sa part, l'Université de Moncton est, elle, la plus grande institution francophone du Canada hors du Québec.
Le Nouveau-Brunswick est aussi à la fine pointe de la gestion forestière. Environ 85 pour cent de son territoire est recouvert de forêts exploitables. La production annuelle de pâte à papier est évaluée à plus de 1,5 milliards de dollars et celle de produits solides du bois à environ 500 millions.
La pêche commerciale est une autre industrie majeure du Nouveau-Brunswick. On y prend plus de 50 espèces de poissons et de crustacés. La province est également renommée pour ses pommes de terre de semence, qui sont exportées dans plus de 30 pays.
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Nouvelle-Écosse
Connue comme terrain de jeux maritime du Canada, la Nouvelle-Écosse a une relation qui date de plusieurs siècles avec la mer. Ceci a suscité une forte industrie de la pêche dans la province - le point le plus à l'est de l'Amérique du Nord continentale - qui attirait un grand nombre d'immigrants depuis 1604, alors que vinrent s'y installer les premiers établissements européens. C'est dans l'un de ces sites, Annapolis Royal, que naquit le plus ancien groupe social d'Amérique du Nord, le Order of Good Cheer (l'Ordre du Bon Temps).
Durant les quatre siècles qui allaient suivre, cet esprit s'est perpétué dans la tradition néo-écossaise d'accueillir les visiteurs par l'expression gaélique « cent mille fois bienvenue ».
L'eau reste un élément important de la vie des quelque 950 000 habitants de la province. La mer, qui entoure la quasi-totalité de la Nouvelle-Écosse, continue à être la première escale nord-américaine des navires arrivant du monde entier et, pour ce qui est de la pêche, la Nouvelle-Écosse se classe en tête de toutes les provinces canadiennes.
Bien avant que sa capitale, Halifax, ne devienne la destination de dizaines de milliers d'immigrants à la fin du 19e siècle et au début du 20e, et avant même que la Nouvelle-Écosse ne joigne la Confédération dès 1867, la future province a connu une histoire dynamique et parfois agitée. Les Britanniques et les Français se sont battus pour obtenir le contrôle de son territoire au 18e siècle. Or, alors que se déroulait cette guerre, les Acadiens francophones menaient un commerce prospère avec leurs voisins de Nouvelle-Angleterre, une activité économique qui laissait déjà présager la vigoureuse vitalité commerciale actuelle de la Nouvelle-Écosse.
Outre ses industries primaires bien en selle (pêche, exploitation minière et forestière), ses plus de 3 800 îles côtières hébergent plus de 2 000 entreprises manufacturières situées dans la cinquantaine de parcs industriels de la province.